Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 19:41

Mais quel sujet formidable ! 

 

Dieudonné M'Bala M'Bala, humoriste français dont l'activité commence dans les années 90, est devenu depuis quelques années une figure incontournable dans de nombreux domaines de la scène médiatique français dont les fameux :

Peut-on tout dire au nom de la liberté d'expression ? ... La politique sioniste doit-elle être considérée de manière plus préventive ? ...

 

 

" C'est assez amusant en réalité d'aborder le sujet de la liberté d'expression, et nous qui sommes des baromètres de cette liberté d'expression sur scène, on teste et il y a quand même des sujets plus sensibles que d'autres " - Dieudonné, dans l'émission " Ce soir ou jamais " 

 

" Les droits des minorités ne sont pas toujours respectés de la même manière. La loi Geyssot est une loi criticable parce qu'elle interdit d'aborder un certain sujet, uyn sujet réglé par une loi. On peut contester ce qu'on veut dans l'Histoire mais pas ça. Mais à partir de ce que dit Dieudonné, prend sa source une doctrine qui ne prend pas en compte le fait le racisme et l'antisémitisme, Dieudonné l'oublie toujours, ont une origine commune. La théorie des races, qu'il combat, n'est pas une théorie allemande, c'est une théorie française, dont Hitler s'est inspiré. Dont il s'est inspiré pour exterminer un certain nombre de gens, à l'Est et les Juifs, de ce qu'avaient fait les impérialistes contre les populations colonisées. Et il s'est inspiré également de ce qui a été fait contre les Arméniens. Et Hitler disait : le génocide arménien qui s'en souvient ?

Ce que vous vouliez dans vos sketchs [Dieudonné], qui sont autant discours politiques, c'est qu'il y a un lien très profond entre la lutte contre le racisme, simplement parce qu'à l'origine l'extermination au nom de la race a été inventé contre les africains, contre les peuples colonisés. Et s'il n'y avait pas eu cette extermination en Afrique, il n'y aurait probablement pas eu l'Holocaust et ça vous ne le concevez pas. C'est une chose que vous oubliez complètement, et vous avez trouvé une cible, vous assimilez les sionistes et les JUifs, et vous faites des Juifs les responsables de l'esclavage moderne : c'est une chose aberrante. " - Thierry Levy, en réponse à Dieudonné, dans l'émission " Ce soir ou jamais "

 

" Il est vrai que je ne me reconnais pas du tout dans cette description, je n'ai jamais fait d'amalgame entre juif et sioniste. Il me semble qu'i l ya beaucoup de juifs anti-sionistes, qui se battent à mes côtés, dans le même sens que moi. Il me semble que cet amalgame arrange en règle générale, pour disculper, pour enlever de la scène, toute critique d'Israël. J'aimerais que l'on retire la frontière entre l'antisémitisme et le racisme. Cette frontière là installe une hiérarchisation dans la tête de beaucoup. Pourquoi on dissocierait l'antisémitisme des autres formes de racisme, quelle particularité, quelle unicité le permet ? [...] Une sorte d'hypertrophie dans la sensibilité, tout ce qui vient critiquer un peu de près ou de loin Israël, tout de suite vous êtes pointé du doigt comme antisémite. " - Dieudonné, dans l'émission " Ce soir ou jamais "

 

 

Voici les propos qui permettent de poser les différentes questions de la polémique autour de ce personnage, et je vous rajoute les commentaires que j'avais écrit à l'occasion d'une vidéo sur le sujet : http://www.youtube.com/watch?v=IJNCK3JCLaE

 

 

" A) Ces spectacles sont bons mais ils sont à prendre au second degré et nécessite de la

distance critique pour être vraiment appréciés. En ce sens le citoyen peut les regarder

mais avec plus de rigueur et d'attention. C'est de cette gravité que vient le comique de

dieudonné. Pour se convaincre de cela et accepter l'humour de dieudo on doit se

poser cette question "cela mérite-t-il d'être interdit?" j'ai toujours répondu non et je

pense que c'est la réponse de beaucoup.( Lorsque toutefois on regarde un jours un de

ses spectacle ce qui n'est pas le cas de beaucoup) "

 

" B) Ces interventions sont idiotes et de mauvais gout. Ses positions démontrent une

dérive extrémiste du personnage et ne doivent pas être prise en compte mais relevées

et expliquées (mais nous excusées par l'humour).

Cette part des choses est nécessaires pour parler de dieudonne de nos jours sinon on

accepte le package. Et ce package est indéfendable et je dirais même un poil

dangereux.

Pour moi l'ambiguïté a durée de 2005 à 2009. Depuis deux ans c'est en faisant cette

séparation que je peux apprécier dieudo malgré son stupide acharnement à défendre

l'indéfendable. Cette fin de l'ambiguïté qu'elle est elle ? Dieudonné d'abord victime,

s'est défendu des injustices avant de faire en sorte qu'il ne puisse plus être ni défendu

ni réhabilité. Il cultive son infréquentabilité et pour pouvoir tout dire et y compris des

anneries.

Donc je ne le considère plus comme un exclu mais plutôt comme un exilé. J'en viens

à trouver son isolement d'origine anormale à présent normal et par sa seule faute.

En simplifiant à l'extrême " il est allé trop loin " c'est un fait, c'est indéniable.

Cependant je garde en tête l'aspect humoristique qu'il continue de véhiculer, même

s'il est vrai que je préfère parler de son sketch sur le voile islamique que tout le

spectacle Mahmoud " 

... A) et B) sont commentaires pertinents que j'ai relevé dans mes vidéos. Voici ma réponse : 

 

Je ne me permettrais pas de qualifier Dieudonné de manipulateur mais il a su tirer

parti de la malléabilité de son public, de telle sorte qu'il laisse le soin à son public de

discerner le rire de la réflexion c'est ce qui l'a toujours caractérisé d'ailleurs, ce qui est

frappant désormais depuis 2009 ( J'ai fait l'con ) c'est qu'il y a eu un tournant disons

malsain dans sa carrière et dans ses raisonnements, il est évident que dans le conflit

israëlo-palestinien il est question d'une incroyable quantité de faits qui sont à prendre

en compte de manière tout aussi importante les uns que les autres mais il est

malheureusement tombé ( et là ça me désole de le dire ) dans la même technique

ignoble qu'Israël, à savoir : utiliser l'éloquence et la notoriété de sa personne ( pour

Israël il s'agit évident du drame incommensurable de la Shoah ) à des fins

promotionnelles et purement médiatiques.

Il n'est plus ambigu, il n'est plus à défendre, il est à expliquer, il est à remettre en

question et ce qui est effarant c'est de voir que des milliers de personnes suivent ses

propos à la lettre, ou plutôt au premier degré, certaines personnes sont devenues antisioniste

à la suite de ses propos ( ça c'est une chose ) mais savoir une seule seconde

ce qu'est le sionisme si ce n'est l'agresseur de Dieudonné, on ne peut pas défendre un

organisme tel qu'Israël et la politique sioniste mais il est impératif pour quiconque de

se pencher intellectuellement sur le sujet, et ça : sans la couleur du discours de

Dieudonné, qui est bien sûr trop partial pour juger de manière objective, à la suite de

ça on peut rire de manière "propre" c'est à dire en sachant nuancer ses propos, en

remettant en question, en se demandant " ce qu'il vient de dire, dois-je y adhérer ? ".

Encore une fois, je ne vois pas Dieudonné comme un manipulateur ou bien un escroc

mais comme quelqu'un qui, poussé par la foule, la masse, se voit propulsé dans un

univers où il n'avait rien à faire ... Ses sketchs sont grandioses, sa prestance

incontestables, sa force indéniable, son talent sans fin mais bon Dieu(donné) ! Qu'est-ce

qu'il lui est arrivé ?! "

 

Pour en savoir plus, différents articles sur le net, différentes vidéos traitent de ce sujet. N'hésitez pas à douter, à vous demander, à vous questionner quant à la qualité des propos tenus dans certains de ces articles, puisque ce sujet 'nest pas une simple observation de constat mais bel et bien un empilement de jugements, de mises en relation dépendants du bon vouloir de chacun. 

Par Loggiayo
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 18:53

" Comment ? ... Jamel Debbouze, mais comment oses-tu parler de lui, lui qui a usé de courage et de talent pour parvenir à sa notoriété actuelle ? ", ou plutôt " Jamel Debbouze, trop fort ! " 

 

C'est un fait, aujourd'hui dans la scène humoristique française, le Stand-up prône. D'autant plus que Jamel Debbouze en est l'actuel représentant, alliant fièrement une prononciation hasardeuse avec une gestuelle singulière, Jamel est une marque de fabrique signée " Franco-marocaine ", une personnalité incontournable de cette nouvelle mouvance artistique prônant la simplicité et le lien étroit entre le comédien et son public.

 

Humoriste, acteur, producteur et mari de la journaliste Mélissa Theuriau, ce marocain de 36 ans est maintenant passé maître dans l'art de s'exprimer, de communiquer le rire et de pratiquer l'auto-dérision, mais tout ceci étant :

 

-> Un humoriste doit-il payer son suivi médiatique en parallèle d'une auto-censure à peine camouflée ?

 

Je ne reviendrai pas longtemps sur mes positions vis à vis de l'humour qui sont celles-ci : l'humour est à mon sens ce qui ouvre la voie vers la réflexion critique par le prisme du rire, c'est en quelque sorte les vestiges d'une tragédie grecque, les restes d'une catharsis aujourd'hui oubliée. L'humour, vu comme cela, aboutit à deux constats : Il est aujourd'hui difficile de qualifier une personne d'humoriste et il est d'autant plus difficile de pouvoir cerner les limites et les seuils d'une pratique comme celle-ci. C'est pour cela que dans mon élan, Dieudonné, Pierre Desproges ou Luis Rego, font partie des personnes que je n'hésite pas à citer lorsque la question sempiternelle de mes goûts en matière d'humour est posée. 

 

Je disais donc, la voie vers la réflexion critique par le prisme du rire. Et bien, force est de constater que Jamel Debbouze n'offre finalement que très peu de réflexion dans le fond de ses propos, alors bien évidemment je souris, je me souviens, je garde en mémoire certaines mimiques et répliques mais aucune phrase de Jamel, ou du courant de Stand-up qui l'accompagne, ne me reste en tête lorsqu'il me faut citer ou débattre. On pourrait penser que c'est une volonté de l'artiste de ne pas être engagé, de ne pas s'exprimer sur certains sujets, ce qui est tout à fait légitime : Humour pour humour, autant aller au coeur des choses et chercher l'adhésion la plus rapide.

 

Légitime et pourtant stérile, car si l'entrée dans la sphère artistique de Jamel est immédiate, sa validité est tout à fait louable d'une certaine mise à l'épreuve. 

 

Dans son spectacle " Jamel 100% Debbouze ", il se livre à nous dans le plus simple appareil, pas d'accessoires rocambolesques, ni de scénari extravagants, l'objectif est simple : être naturel et montrer. Montrer, qui n'est pas un synonyme de dénoncer mais qui s'en rapproche, devient alors le fer de lance de l'humoriste, on en devient friand de ces anecdotes, se confiant tel à un ami, il arrive à osciller entre audace et originalité, entre pugnacité et naturel. Alors, tout ceci non sans un certain travail et une retenue toute particulière, jusqu'ici le parcours est exemplaire et le constat est établi : Le Stand-up a été importé en France.

 

En étant un peu sévère, nous pourrions taxer Jamel Debbouze d'être rentré depuis toujours dans une dimension des plus décriées par les critiques, celle que l'on appelle : la dimension commerciale. Il est vrai que que ça n'est pas rare de qualifier Jamel comme cela et notamment de constater que sa portée n'est autre que les 7 à 77 ans, en d'autres termes : effectuant un tir groupé, il diminue l'impact individuel voire même le réalisme de son discours, quand même nous serions dans le contexte " Le pourpre moi je l'ai appris la semaine dernière, je croyais que c'était un mollusque ! " ne fait pas tellement rire dans le fond et avec le recul. C'est peut-être une question de goût et d'attentes du spectateur que je suis, de mes précédentes références et des comparaisons que j'ai pu faire, ça peut-être tout un tas de choses mais cela peut aussi tenir de la génération actuelle qui ne désire pas une réflexion mais un simple moment de détente et un rire facile ...

 

Les années passent, nous ne le voyons plus, mais c'est en 2011 avec " Tout sur Jamel " que notre Jamel national revient en force, avec la ferme intention de rattraper le temps perdu : à moitié déçu mais doublement satisfait pour ma part ! 

 

Nous revoilà dans un nouvel épisode de confidence de sa part, il se livre de nouveau avec tout le naturel du monde mais cette fois-ci avec une retenue non plus particulière mais plutôt : manifeste et ambiguë. Que se passe-t-il, qu'en est-il, où est-il ? Jamel, au détour de trois noms cités et d'une couardise à peine camouflée, nous emporte dans son monde, teinté d'une atmosphère pluri-ethnique et d'une texture pour le moins familière. N'allant pas jusqu'au réchauffé bête et méchant, il va cependant dans une direction qu'on lui connaît : celle de la simplicité, de la démonstration du lien étroit qu'il peut établir entre lui et son public, n'en déplaise à ses détracteurs : c'est un grand succès. Mais populaire cependant, car artistiquement et objectivement, nous sommes en présence d'un spectacle où la tendance est à la familiarité, à la discussion de bar, l'audace laisse place à un dynamisme et la pugnacité à la frappe d'un chérubin sur un sac de frappe.

 

Que s'est-il passé, une nouvelle fois, comment expliquer qu'une part de " guimauve " se soit emparée de Jamel ?

 

De tout les sujets d'actualités et d'humour, ce sont bien les questions de la censure et des nouvelles modalités du rire qui m'interpellent le plus, alors faut-il continuer à se ruer vers les grandes surfaces alliant le pratique et le divertissant ou devons-nous nous pencher de nouveau sur l'artisanat qui se peut se valoir d'une efficacité et d'une partialité assumée ? Jamel Debbouze est aujourd'hui, ou peut-être même depuis hier, de ceux qui ne se mouillent pas, qui ne s'engagent pas, qui n'osent pas, qui sous des boutades d'ordre burlesque, nous emmènent dans un univers propre à eux : où le rire est galvaudé par une odeur de grande surface, où comme chacun le sait, les qualités sont présentes mais où l'on sent distinctement que ça n'est pas le consommateur qui est visé mais bel et bien lui, ses amis, sa famille, du plus jeune au plus âgé.

 

Si certains font rire, d'autres font sourire.

Par Loggiayo
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 18:00

" Une phrase est une phrase, une succession de mots donnant parfois lieu à une interprétation émotive de l'interlocuteur, mais dans le fond, une phrase est une phrase, un agencement de sons émis par la stimulation contrôlée de certains muscles, et encore, une phrase est une phrase, ni plus ni moins qu'un message de la pensée ... mais alors comment ? Comment tes mots peuvent-ils me toucher autant, me donner cette envie de t'écrire mille phrases pour une seul de ta part, comment un son provoque-t-il chez moi l'envie, le manque, la peur, le bonheur ?


Et si après tout une phrase n'était pas qu'une phrase ? " - 02/01/12


C'est une des manières que j'ai choisies, quelque peu alambiqué ( à mon habitude sans doute ), pour aborder ma chère et tendre, ma chair est tendre je vous l'accorde ... Enfin toujours est-il que j'ai essayé beaucoup de choses avant d'en venir à l'idée du blog.

 

Bien sûr, j'ai pensé à m'exprimer sur Facebook mais trop peu de personnes avaient l'intérêt et la patience afin de me lire, et puis après tout ça n'était peut-être pas le meilleur cadre pour ça. J'ai aussi pensé à poster des vidéos sur Youtube, cependant même avec des notes et une certaine préparation, le recul me faisait trouver que je laissais trop d'ambiguïté, la longueur étant limitée à 15 minutes je n'ai, une nouvelle fois, pas pu m'exprimer totalement. Twitter, que je ne citerai pas, m'a aussi séduit mais il était nécessaire qu'un minimum de gens vous suive pour faire sa notoriété ... 

 

Alors le blog, que je voyais jusqu'ici comme à l'image de Skyrock et conso c'est à dire hésitant entre la purgation des passions prépubaires et un sérieux illégitime, me vint à l'esprit, comme l'auto-censure vient à Dieudonné : en dernier lieu.

 

C'est vrai que l'envie de m'exprimer, de " me répandre sur le monde ", est très ancrée en moi, cela allant du simple geste où mon bras se dresse fièrement devant le professeur jusqu'à la prise de parole dans un débat sur la parité homme/femme, quoi que : dans le deuxième mon bras se lève aussi mais s'en suit indubitablement du rabat systématique de mon autre bras sur le premier, un geste amical dirons-nous : Et bien oui, la recherche de l'harmonie entre l'éloquence et le temps imparti par le jury, la parfaite équité entre causticité et la douceur, font de mon travail sur moi-même une tâche bien difficile, car dans mon malheur, j'ai soi l'un soit l'autre

 

Vous ne trouverez au fil des articles aucun lien logique, aucune espèce de fil conducteur ou de thème, vous ne trouverez, et encore, que la simple envie de ma personne de m'exprimer sur un sujet, certains sont déjà prêts et d'autres viendront gentiment prendre de la place dans mes pensées 

 

 

En espérant que mon blog prenne une forme plaisante pour vous et pour moi, je vous souhaite une bonne visite et n'hésitez pas à venir visiter mon profil pour plus d'informations afin de me retrouver sur d'autres plateformes de partage

 

Yohan Loggia 

Par Loggiayo
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